Hommage de Philippe De Groote, ami de la première heure, à Guy Blondeel, Fondateur du Fonds Pascale Couturier

Prononcé le 2 juin 2018 lors de la cérémonie de Funéraille

Cher Guy,

Me permettras-tu de relire ce que tu as écrit de ta fine plume en 2010 pour célébrer les 25 ans du Fonds Couturier :

« J’ai été juge de la jeunesse pendant vingt ans. Je faisais ce que je pouvais pour être juste, c’est-à-dire pour être ferme sans devenir méchant, pour être bon sans être naïf. Parfois aussi, je ne pouvais rien faire ou presque. Souvent j’étais coincé, ou plutôt c’était eux qui l’étaient, les jeunes. Il manque dans notre structure, ça et là, des maillons. Surtout quand les jeunes approchent de la majorité civile et qu’ils doivent prendre leur indépendance ;

Comment voulez-vous croire à un avenir meilleur quand les parents sont inexistants, ou –pire- quand ils abandonnent, puis reviennent et promettent, et puis oublient leur enfant, qui lui n’oubliera jamais.

Il fallait que je fasse quelque chose pour que tant d’effort de ces jeunes et de leurs éducateurs et tant d’argent dépensé ne soient pas perdus. A cause de maillon perdu.  

Mais que faire et comment ? Ne rien faire n’était plus possible.

Ainsi naquit l’a.s.b.l. Fonds Pascale Couturier. »

Toute ta vie, Guy, tu as eu le don d’entrainer dans tes projets d’aider les jeunes un nombre impressionnant de collaborateurs. Les commissions d’aide se sont multipliées et aujourd’hui des dizaines de jeunes peuvent encore compter sur leur  appui.

Au moment de ta retraite, tu as lancé Carrefour Jeunesse, devenu ensuite le Centre M.I.R avec comme objectif de favoriser, autant que possible, la résolution équitable de conflits familiaux  dans lesquels sont impliqués des enfants mineurs, plus particulièrement à l’occasion de la séparation de leurs parents ou  d’une reprise de contacts avec l’un de ceux-ci.

Durant près de dix ans, j’ai eu la chance de travailler à tes côtés comme secrétaire des deux associations.

Merci pour ton amitié, ton humour et ton engagement contagieux.

De plus, durant trente ans, nous avons chanté ensemble dans notre chorale de Blocry et tu nous manques déjà beaucoup. 

Philippe De Groote